Poids pailles, super-coqs, lourds-légers, bridger… Le nombre de catégories de poids en boxe a de quoi donner le vertige, d’autant que chaque fédération utilise ses propres appellations. Voici la liste complète et à jour des catégories officielles en boxe professionnelle, avec leurs limites en kilos et en livres, puis celles de la boxe olympique.
Sommaire
- Liste des catégories de poids en boxe pro (kg et lbs)
- Pourquoi des catégories de poids en boxe ?
- Histoire des catégories de poids
- « Super » ou « junior » : pourquoi les noms changent selon les fédérations
- Le cas des poids bridger
- Pesée et limites de poids : comment ça marche ?
- Les catégories de poids en boxe olympique (JO 2028)
- FAQ sur les catégories de poids en boxe
Liste des catégories de poids en boxe professionnelle (kg et lbs)
Le tableau ci-dessous reprend les 17 catégories reconnues par les quatre grandes fédérations (WBA, WBC, IBF, WBO), de la plus lourde à la plus légère. La limite indiquée est le poids maximum à ne pas dépasser lors de la pesée officielle. Les poids étant historiquement fixés en livres (lbs), les valeurs en kilos sont arrondies au dixième.
| Catégorie (FR) | WBA / WBC | IBF / WBO / The Ring | Limite (kg) | Limite (lbs) |
|---|---|---|---|---|
| Poids lourds | Heavyweight | Heavyweight | + de 90,7 kg* | + de 200 lbs* |
| Poids lourds-légers | Cruiserweight | Cruiserweight (Junior heavyweight à la WBO) | 90,7 kg | 200 lbs |
| Poids mi-lourds | Light heavyweight | Light heavyweight | 79,4 kg | 175 lbs |
| Poids super-moyens | Super middleweight | Super middleweight | 76,2 kg | 168 lbs |
| Poids moyens | Middleweight | Middleweight | 72,6 kg | 160 lbs |
| Poids super-welters | Super welterweight | Junior middleweight | 69,9 kg | 154 lbs |
| Poids welters | Welterweight | Welterweight | 66,7 kg | 147 lbs |
| Poids super-légers | Super lightweight | Junior welterweight | 63,5 kg | 140 lbs |
| Poids légers | Lightweight | Lightweight | 61,2 kg | 135 lbs |
| Poids super-plumes | Super featherweight | Junior lightweight | 59 kg | 130 lbs |
| Poids plumes | Featherweight | Featherweight | 57,2 kg | 126 lbs |
| Poids super-coqs | Super bantamweight | Junior featherweight | 55,3 kg | 122 lbs |
| Poids coqs | Bantamweight | Bantamweight | 53,5 kg | 118 lbs |
| Poids super-mouches | Super flyweight | Junior bantamweight | 52,2 kg | 115 lbs |
| Poids mouches | Flyweight | Flyweight | 50,8 kg | 112 lbs |
| Poids mi-mouches | Light flyweight | Junior flyweight | 49 kg | 108 lbs |
| Poids pailles | Minimumweight (WBA) / Strawweight (WBC) | Mini flyweight (IBF) / Minimumweight (WBO) | 47,6 kg | 105 lbs |
* Au WBC, la catégorie des poids lourds commence au-delà de 101,6 kg (224 lbs), en raison de l’existence des poids bridger.
À noter : en boxe féminine, certaines fédérations reconnaissent aussi une catégorie encore plus légère, les poids atomes (atomweight ou light minimumweight), limitée à 46,3 kg (102 lbs).
Pourquoi des catégories de poids en boxe ?
Comme dans tous les sports de combat, les catégories de poids ont été instaurées pour éviter les écarts de gabarit trop importants et garantir des affrontements équilibrés. À technique égale, quelques kilos de plus se traduisent par plus de puissance, plus d’allonge et une meilleure capacité à encaisser : les catégories protègent donc à la fois l’équité sportive et la santé des boxeurs.
Elles structurent aussi toute la boxe professionnelle : chaque catégorie a ses propres classements et ses propres ceintures mondiales. Un boxeur peut changer de catégorie au cours de sa carrière, et réussir à être champion du monde dans plusieurs divisions reste l’un des plus grands accomplissements du noble art.
Histoire des catégories de poids en boxe
Les premières limites officielles ont été fixées au début du XXe siècle. En 1909, le National Sporting Club de Londres, club de référence de l’époque, est le premier à définir précisément huit catégories : des poids mouches aux poids lourds. Aux États-Unis, la commission athlétique de l’État de New York (NYSAC), créée en 1920, contribue ensuite à standardiser les limites en livres qui sont encore utilisées aujourd’hui.
Au fil du XXe siècle, de nombreuses catégories intermédiaires se sont ajoutées pour réduire les écarts entre les divisions : super-légers et super-plumes (reconnues en 1959), super-welters (1962), mi-mouches (1975), super-coqs (1976), lourds-légers (1979, avec une limite passée de 190 à 200 lbs en 2003), super-mouches (1980), super-moyens (1984) puis poids pailles (1987). La multiplication des fédérations à partir des années 1960, avec la séparation entre la WBA et le WBC, puis l’arrivée de l’IBF et de la WBO dans les années 1980, a largement accompagné ce mouvement.
C’est en raison de l’ancrage historique de la boxe en Angleterre puis aux États-Unis que les limites sont toujours exprimées en livres : les valeurs en kilos ne sont que des conversions.
« Super » ou « junior » : pourquoi les noms changent selon les fédérations
Si les limites de poids sont les mêmes pour toutes les grandes fédérations, les noms des catégories intermédiaires, eux, varient. Deux logiques s’opposent :
- La WBA et le WBC utilisent le préfixe « super » et nomment la catégorie par rapport à celle du dessous. Exemple : la catégorie située au-dessus des poids légers (lightweight) s’appelle super lightweight.
- L’IBF, la WBO et The Ring utilisent le préfixe « junior » et nomment la catégorie par rapport à celle du dessus. La même catégorie, située sous les welters, devient alors junior welterweight.
En France, on utilise toujours l’appellation « super » : on parle de poids super-légers, super-welters ou super-coqs, jamais de « junior ». Le tableau plus haut donne les deux appellations pour chaque catégorie, ce qui évite de s’y perdre en lisant les classements ou les affiches internationales.
Le cas des poids bridger
Créée par le WBC en 2020, la catégorie des poids bridger (bridgerweight) s’intercale entre les lourds-légers et les poids lourds, avec une limite de 101,6 kg (224 lbs). Son objectif : offrir une division aux boxeurs trop lourds pour les lourds-légers, mais trop légers pour rivaliser avec les poids lourds modernes, qui dépassent souvent les 110 kg.
La WBA l’avait adoptée à son tour en 2023, avant de la supprimer en juin 2026. L’IBF et la WBO ne l’ont jamais reconnue. C’est pour cette raison qu’elle ne figure pas parmi les 17 catégories communes à toutes les fédérations.
Pesée et limites de poids : comment ça marche ?
En boxe professionnelle, la pesée officielle a généralement lieu la veille du combat. Le boxeur doit afficher un poids inférieur ou égal à la limite de sa catégorie. S’il est au-dessus, il dispose le plus souvent d’un délai pour perdre le surplus. En cas d’échec, le combat peut être maintenu avec une amende, mais en championnat du monde le boxeur trop lourd ne peut pas remporter le titre.
Certaines fédérations ajoutent des contrôles supplémentaires pour limiter les coupes de poids extrêmes. L’IBF, par exemple, organise une seconde pesée le matin du combat lors de ses championnats du monde : le boxeur ne doit pas avoir repris plus de 10 livres (environ 4,5 kg) par rapport à la limite de sa catégorie.
Les catégories de poids en boxe olympique (JO 2028)
La boxe amateur et olympique, désormais encadrée par World Boxing, utilise des catégories différentes, exprimées directement en kilos. Pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, le CIO a validé 7 catégories chez les hommes et 7 chez les femmes, soit une parité totale pour la première fois.
| Hommes | Femmes |
|---|---|
| 50 à 55 kg | 48 à 51 kg |
| 55 à 60 kg | 51 à 54 kg |
| 60 à 65 kg | 54 à 57 kg |
| 65 à 70 kg | 57 à 60 kg |
| 70 à 80 kg | 60 à 65 kg |
| 80 à 90 kg | 65 à 70 kg |
| + de 90 kg | 70 à 75 kg |
Les catégories olympiques sont donc moins nombreuses et plus larges qu’en boxe professionnelle, ce qui explique que de nombreux boxeurs changent de division lors de leur passage chez les pros. Vous vous intéressez aussi au MMA ? Retrouvez notre guide des catégories de poids à l’UFC.
FAQ sur les catégories de poids en boxe
Combien y a-t-il de catégories de poids en boxe ?
La boxe professionnelle compte 17 catégories de poids reconnues par la WBA, le WBC, l’IBF et la WBO, des poids pailles (47,6 kg) aux poids lourds (plus de 90,7 kg). Le WBC en reconnaît une 18e, les poids bridger (101,6 kg). Aux JO 2028, la boxe olympique comptera 7 catégories par sexe.
Quelle est la catégorie de poids la plus légère en boxe ?
Chez les professionnels, il s’agit des poids pailles (minimumweight ou strawweight), avec une limite de 47,6 kg (105 lbs). En boxe féminine, certaines fédérations reconnaissent aussi les poids atomes, limités à 46,3 kg (102 lbs).
À partir de quel poids est-on poids lourd en boxe ?
Un boxeur est considéré comme poids lourd au-delà de 90,7 kg (200 lbs) pour la WBA, l’IBF et la WBO. Au WBC, il faut dépasser 101,6 kg (224 lbs), la tranche intermédiaire correspondant aux poids bridger. Il n’existe aucune limite maximale chez les poids lourds.
Quelle est la différence entre super-welters et junior middleweight ?
Il n’y en a aucune : c’est la même catégorie, limitée à 69,9 kg (154 lbs). La WBA et le WBC parlent de super welterweight, tandis que l’IBF, la WBO et The Ring utilisent junior middleweight.
Combien pèse un poids moyen en boxe ?
Un poids moyen (middleweight) doit peser au maximum 72,6 kg (160 lbs) à la pesée, et plus de 69,9 kg, limite de la catégorie inférieure des super-welters.
Les catégories de poids sont-elles les mêmes en boxe amateur et en boxe pro ?
Non. La boxe professionnelle utilise 17 catégories définies en livres, alors que la boxe olympique utilise un nombre réduit de catégories définies en kilos (7 par sexe aux JO 2028), avec des limites différentes.
Pour suivre les prochains championnats du monde dans toutes ces catégories, consultez notre calendrier des combats de boxe.

